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Mai - Juin 1918

DU FRONT A L'ALLEMAGNE : LES PRISONNIERS FRANCAIS

10 millions de personnes, militaires et civiles, ont été capturées et internées dans des camps de détention pendant la Première Guerre mondiale. Ce phénomène massif a concerné environ 600 000 Français.
Lorsque la guerre éclate, la définition du prisonnier de guerre est encore floue. Les conventions de La Haye de 1899 et de 1907 indiquent que les combattants et les non-combattants doivent être considérés comme prisonniers de guerre. Ceux-ci sont au pouvoir du gouvernement de l’armée qui les a capturés, soumis à ses lois et règlements, mais doivent être traités avec humanité. Ils peuvent être internés mais non enfermés, si ce n’est par mesure de sécurité indispensable. L’Etat capturant les prisonniers peut les utiliser économiquement, en les faisant travailler contre rémunération, excepté pour des travaux en rapport avec les opérations de guerre.
Après leur capture, les prisonniers de guerre sont acheminés à pied ou en wagons à bestiaux en Allemagne ou en territoire occupé, vers quelque 120 camps allemands. Les soldats, affectés dans des Kommandos de travail, remplacent les Allemands dans les tâches quotidiennes, perçoivent un salaire inférieur à celui d’un ouvrier, subissent la faim, les maladies et les punitions. Les conditions de vie sont très dures et environ 20 000 prisonniers de guerre français meurent en Allemagne pendant le conflit.

A l’arrière, des associations s'organisent pour envoyer des colis de vivres et de vêtements aux prisonniers. A Lyon, l’œuvre municipale de secours aux prisonniers de guerre, présidée par Blanche Herriot, est très active.

Du fait de l’importance de leurs réseaux ferrés et hospitaliers, Lyon et Constance (en Allemagne) ont été choisies par la Suisse et le Comité international de la Croix-Rouge pour recevoir l’échange des prisonniers de guerre entre Etats belligérants.

En quatre ans, 161 convois ferroviaires officiels de prisonniers de guerre, des grands blessés essentiellement, arrivent à la gare des Brotteaux, sans compter les arrivées de rapatriés isolés. On estime ainsi les rapatriés à plus de 66 000. L’arrivée des convois est l’occasion d’organiser de grandes cérémonies patriotiques, replaçant les prisonniers au sein de la nation.

 

 
Carnet du soldat Rossignol
Transcription

Carnet autobiographique du soldat Rossignol
24 avril 1918 - 1ii593
Lettre de Guy Aroud

Lettre de Guy Aroud à sa mère
15 mai 1916 - 1224wp14

 
 
Paul Fouhlioux
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Transcription


Lettre de Paul Foulhioux à Alfred
6 juillet 1917 - 1229wp14
Camp de prisonniers

Menuisiers et emballeurs au camp de prisonniers de Langensalza.
Carte postale envoyée à Mme Herriot, présidente de l'oeuvre municipale de secours aux prisonniers de guerre, le 7 décembre 1917
1229wp94

 
 
Hôpital de prisonniers
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Hôpital des prisonniers de guerre d'Ohrdruf en Thuringe.
Carte postale envoyée à Mme Herriot, présidente de l'oeuvre municipale de secours aux prisonniers de guerre, le 4 octobre 1916
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Prisonniers de guerre
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Prisonniers de guerre, 1918 - Laurens, J.P
1c709114

 
 
 


 

Pour des raisons de conservation, ces documents ne sont pas tous communicables en salle de lecture